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Dans le cadre du programme Biodivercité, la Ville de Namur gère divers projets en étroite collaboration avec divers acteurs namurois publics, privés, associations ou citoyens, sans oublier le maillon indispensable que constituent les services communaux, maître d’oeuvre de ces projets parfois pas comme les autres…

Vous trouverez dans cette rubrique une sélection d’actions menées en faveur de la Nature sur le territoire namurois.

Des combles et clochers accueillants

Le réseau des refuges potentiels pour la chouette effraie, les chauves-souris, les choucas et autres martinets fait partie intégrante du maillage écologique. Il est particulièrement visé par l’opération « Combles et Clochers » menée par la Région wallonne en collaboration avec les Villes et Communes de Wallonie. Concrètement, il s’agit d’augmenter les qualités d’accueil de certaines parties de bâtiments, par ailleurs peu utilisées, comme les combles et clochers d’églises. Pose de nichoirs, aménagements d’accès sélectifs sont autant d’actions concrètes qui favorisent le maintien, dans nos villes et campagnes, de certaines espèces pour la plupart protégées.

La Ville aménage des accès sélectifs dans ses clochers pour les protéger contre l’envahissement par les pigeons et permettre l’accueil de la faune sauvage.

Et vous ?
Favorisez l’accueil de la faune sauvage à la maison. Une tabatière peut se transformer en chiroptière et donner accès à un grenier peu utilisé, quelques aménagements sous corniches favoriseront l’accueil du martinet… seuls les moustiques en pâtiront !

Des vergers d'anciennes variétés

Promouvoir d’anciennes variétés de fruitiers est essentiel pour la sauvegarde de notre patrimoine. Créer une multitude de parcelles arborées contribue à l’amélioration du maillage écologique mais permet surtout de mener une véritable politique de conservation génétique de ces variétés trop souvent oubliées.

La Ville gère ainsi un verger conservatoire de 2,4 ha à Temploux ainsi que plusieurs autres vergers libres d’accès dispersés sur le territoire. Elle organise aussi des appels à projets de plantation de mini vergers en faveur des citoyens.

Et vous ?
Nul besoin d’un vaste jardin pour y implanter quelques fruitiers basses-tiges. Un ou deux ares suffisent. Privilégiez les anciennes variétés rustiques et associez-y des nichoirs à oiseaux ou à insectes.

Une gestion durable de nos forêts

Couvrant 21% du territoire namurois, la forêt est aujourd’hui mise à rude épreuve en raison du réchauffement climatique et de plusieurs autres menaces d’origine anthropique.

Dans le cadre de l’établissement d’un nouveau plan d’aménagement forestier pour les prochaines décennies, la Ville a défini ses grandes orientations. Elle entend ainsi poursuivre prioritairement les objectifs de restauration de la biodiversité et de protection contre les changements climatiques sur les parcelles situées en zones centrales du réseau écologique local, en envisageant prioritairement la réserve intégrale pour ces parcelles. Sur les autres parcelles, la Ville souhaite concilier la production de bois et/ou les activités récréatives avec les objectifs environnementaux, en visant l’application systématique de la circulaire Pro Silva ou la mise en réserve intégrale. Là où régénération artificielle reste opportune, la Ville teste la plantation d’essences adaptées au réchauffement climatique, par exemple des essences rares ou non indigènes.

Enfin, la certification PEFC, qui vise à garantir à l’acheteur que le bois est issu de forêts gérées d’une manière «durable», sera complétée par l’expérimentation de la certification FSC.

Et vous ?
Chaque propriétaire, petit ou grand, peut s’engager à gérer durablement ses bois et forêts, par exemple en s’inspirant des projets mis en oeuvre par la Ville.

Des haies pour la biodiversité

Les haies étaient auparavant très communes dans l’espace agricole, qui représente 29% du territoire communal, conférant alors à nos paysages un aspect bocager très esthétique. Les haies jouent aussi un rôle déterminant dans la protection de notre environnement et tout particulièrement dans le développement de la biodiversité. Comme brise-vent, elles jouent un rôle indéniable pour nos cultures et constituent un élément déterminant de lutte contre l’érosion. Le long des ruisseaux, elles maintiennent les berges et régularisent l’écoulement des eaux.

La Ville plante régulièrement des haies en domaine public et entend poursuivre et intensifier ces plantations là où elles permettent de rétablir des liaisons et un maillage au sein du réseau écologique. Elle incite également les agriculteurs et propriétaires terriens à faire de même. A l’occasion de la Journée annuelle de l’Arbre, la Ville distribue des plants destinés à constituer de belles haies.

Et vous ?
Que vous soyez particulier, propriétaire terrien ou exploitant agricole, plantez une haie d’espèces indigènes, elle vous apportera le plaisir d’un feuillage, d’une floraison et d’une fructification diversifiés, ainsi que de précieux refuges pour la faune et la flore. Des primes sont en outre offertes par la Wallonie.

Traversées amphibiennes

Chaque année, des centaines de batraciens rejoignent leurs lieux de reproduction et sont amenés à traverser les routes de nos campagnes. Ce voyage se révèle périlleux pour bon nombre d’entre eux. La mortalité des batraciens due à la circulation dépend essentiellement de l’intensité du trafic routier et de l’importance des passages migratoires. Les voitures peuvent décimer jusqu’à 90% d’une population, mettant sa survie en péril. Dès lors, certains passionnés de nature ont décidé d’intervenir pour en sauver le plus possible et éviter ainsi que les populations ne disparaissent.
 

Au début de chaque printemps, la Ville met à disposition des bénévoles qui agissent sur le terrain des barrières provisoires et une signalisation appropriée.

Et vous ?
Rejoignez une équipe de bénévoles ou créez une équipe locale.

Coup de pouce aux hirondelles de fenêtre

Parce qu’elle occupe les villes et les villages, parfois en colonies importantes, l’Hirondelle de fenêtres peut paraître omniprésente. Pourtant, ses populations diminuent de façon inquiétante. En Wallonie comme dans les régions voisines, ces messagères du printemps sont notamment menacées par la réduction du nombre de leurs proies due à l’utilisation des insecticides et à la pollution de l’atmosphère, la destruction directe de leurs nids lors de rénovations de façades, le manque d’hospitalité des façades des maisons modernes et la difficulté de trouver en ville l’élément essentiel à la construction de leurs nids : la boue.

La Ville a placé des nids artificiels sur une façade de ses bâtiments. Ils ont trouvé des hôtes apparemment très satisfaits.

Et vous ?
Réalisez quelques aménagements en faveur des hirondelles et accueillez la nature sous vos corniches. Il suffit de placer une planchette (25-30 cm de large) juste sous le nid (environ 15 cm) en laissant un petit espace (3-4 cm) entre la planchette et la façade. Les fientes s’accumuleront dès lors sur la planchette au lieu de souiller la façade. Si vous devez procéder à la rénovation d’un bâtiment ou à la réfection d’une façade, privilégiez la période hors nidification, c’est-à-dire de septembre jusqu’en mars. Lors des travaux, veillez, si possible, à ne pas enlever systématiquement les nids afin d’encourager la réinstallation des hirondelles. Au cas où tous les nids devraient être enlevés, il est particulièrement important d’installer quelques nichoirs afin de faciliter la recolonisation.

Des contrats de rivière

Le Contrat de Rivière est une démarche participative, centrée autour d’un fleuve ou d’une rivière et de son bassin versant. Par le biais de collaborations transversales entre les différents gestionnaires et utilisateurs, diverses actions sont menées dans le but de concilier les multiples fonctions et usages du cours d’eau mais aussi de ses abords et des ressources en eau de son bassin.

Dans le cadre du contrat de rivière Haute-Meuse, la Ville a par exemple décidé de placer des paniers aquatiques sur des portions de berge le long de la Meuse. Ils favoriseront le retour d’espèces variées le long de notre beau fleuve.

Et vous ?
Evitez les actions néfastes pour le milieu aquatique telles que le rejet de divers produits et déchets verts dans les cours d’eau ou le déversement de substances toxiques dans vos canalisations.

Quand le pré refleuri

Un pré fleuri est composé d’une grande variété de plantes à fleurs comme le bleuet, la knautie, le géranium des prés, mais aussi la petite marguerite ou le thym serpolet. La liste n’est pas exhaustive ! Toutes ces fleurs allient leurs coloris tout au long de la bonne saison. Les végétaux composant le pré fleuri se développent bien en milieu pauvre. Ils présentent un développement moins exubérant que les « herbes » avides d’azote ! Une seule fauche tardive par an est alors suffisante pour l’entretien de ces zones semi-naturelles. Les prés fleuris attirent une faune variée : oiseaux, insectes, petits rongeurs. Parmi celle-ci, certains sont des auxiliaires précieux dans la lutte contre les ravageurs des cultures.

Plusieurs parcelles du domaine public gérées par la Ville, totalisant une superficie de 4 ha, sont couvertes d’espèces végétales emblématiques des prairies pauvres.

Par ailleurs, la Ville entretient des parterres en divers lieux, notamment aux endroits de prestige. Excepté à ces endroits où la moitié des plantes sont annuelles, 90% des surfaces totales de parterres sont couvertes de plantes vivaces, de graminées et d’arbustes.

Des petits fruitiers sont également régulièrement plantés, notamment dans le cadre des projets avec les écoles et dans les nouveaux espaces verts des lotissements.

Et vous ?
Accueillez un pré fleuri dans votre jardin et faites une part moins belle au gazon mono-spécifique tondu intensivement (sauf si vous exploitez un terrain de golf), une idée simple pour un résultat spectaculaire. Si vous êtes exploitant agricole ou propriétaire terrien, aménagez une bande enherbée ou une tournière et profitez des mesures agro-environnementales proposées par la Wallonie.

Quand les plantes font le mur

Le réchauffement climatique et l’intensification des vagues de chaleur constituent une menace, non seulement pour la nature, mais aussi pour les populations urbanisées, notamment à cause du phénomène des îlots de chaleur. La température en centre-ville est en effet généralement supérieure de quelques degrés à celle mesurée en milieu rural ou péri-urbain où la végétation permet de rafraichir l’atmosphère.

La Ville a mis en place une procédure pour permettre aux citoyens d’intégrer des plantes grimpantes le long des façades, lorsque l’ouverture de la voirie publique (trottoir) est requise. Certaines conditions, notamment relatives à la largeur du trottoir, à l'ouverture maximale du trottoir et à la taille et l’entretien des plantations sont prévues. La Ville entend encourager les citoyens à végétaliser davantage leurs façades.

Et vous ?
Placez en façade une plante grimpante et apportez un coin de verdure dans nos quartiers souvent trop urbanisés.

Le fauchage tardif des bords de route

Les bords de routes peuvent constituer des refuges pour de nombreuses espèces animales et végétales. Aménager et préserver ces milieux est donc un impératif pour le maintien de la diversité de la nature et la sauvegarde du milieu naturel. La fréquence et la période de fauchage influencent de manière déterminante la diversité biologique en permettant à un maximum d’espèces végétales de fleurir et de fructifier, aux animaux tributaires de la végétation herbacée d’y trouver une nourriture abondante et d’arriver au terme de leur cycle de reproduction.

La Ville applique une politique différenciée de fauchage tardif des accotements et de zéro-phyto, conciliant les impératifs de sécurité des usagers de la route avec la nécessite de préserver des corridors verts partout où c’est techniquement possible. Conformément à une convention « Bords de route » signée avec la Région wallonne, ce sont plus de 600 kilomètres de bords de route qui bénéficient d’un fauchage tardif, c’est-à-dire qui ne sont pas du tout fauchés avant le 31 juillet, sauf sur une largeur d’un mètre cinquante pour des raisons de sécurité routière. En plus des zones à fauchage tardif annuel, la Ville préserve des "zones refuges" qui ne sont fauchées que tous les deux ou trois ans, voire jamais.

Et vous ?
Favorisez la biodiversité et réservez quelques parcelles de votre jardin au fauchage tardif.

Des plantations dans la corbeille et les villages: "YES WE PLANT", "YES WE PROTECT"

La Ville procède régulièrement à de nouvelles plantations sur les parcelles libres d’occupation. Elle ne procède à des abattages en domaine public que pour des motifs impérieux de sécurité publique ou de santé de l’arbre. En cas d’abattage, un nouvel arbre est systématiquement replanté.

Le patrimoine arboré sur domaine public compte plusieurs milliers d’arbres d’avenue et de parc. En 2020-2021, alors que 50 arbres et arbustes en domaine public ont dû être abattus pour de raisons sanitaires et/ou de sécurité, ce sont plus de 448 nouveaux arbres et 5.195 arbustes qui ont parallèlement été plantés. De nouvelles plantations s’étaleront ces prochaines années sur base des conclusions d’une étude sur l’adaptation du territoire namurois aux changements climatiques.

Dans le cadre des permis d’urbanisme, la Ville tente systématiquement de concilier les impératifs de protection du réseau écologique avec les contraintes urbanistiques et immobilières. Quand un abattage ne peut être évité, une compensation est imposée par la Ville. Des conditions sont aussi imposées quant à l’impact des chantiers sur la végétation.

Les dispositions du Règlement Général de Police en matière de protection des espaces verts communaux ont été récemment renforcées.

Enfin, dans le cadre de la Politique Intégrée des Grandes Villes et de l’extension du piétonnier, Namur va végétaliser diverses artères de la corbeille dès 2024.

Des moutons rustiques à la citadelle !

Pratiquer le pâturage extensif est une façon économique et écologique de maintenir ouvertes de grandes étendues d’espaces semi-naturels. Ce type de gestion est de plus en plus utilisé en Europe que ce soit pour la gestion des réserves naturelles ou la prévention des incendies en forêt. La formule la plus utilisée est le pâturage par des moutons rustiques qui ne réclament pas beaucoup d’eau et peuvent se déplacer sur de fortes pentes.

Chaque année, d’avril à octobre, un troupeau de moutons roux ardennais entretient certains fossés de la Citadelle.

Et vous ?
A l’image du pâturage sélectif, préservez différents types de végétations au jardin et favorisez la diversité de la flore et de la faune.
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