Le réseau écologique namurois

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La Région wallonne définit communément le réseau écologique comme étant l’ensemble des habitats et des milieux de vie qui permettent d'assurer la conservation à long terme des espèces sauvages sur un territoire. Il s’agit donc d’un ensemble d’écosystèmes naturels et semi-naturels, mais aussi d'habitats de substitution, susceptibles de rencontrer les exigences vitales des espèces et de leurs populations. Avec un territoire de 17.340 ha s’étalant sur deux districts biogéographiques (brabançon et mosan) et ses alternances de sols de nature acide ou basique, Namur recèle un patrimoine naturel important, de qualité et diversifié. Du nord au sud, on rencontre des milieux très différents, aptes à accueillir des espèces animales et végétales qui leurs sont propres.

Les nombreux bois et bosquets

Les bois et bosquets sont principalement situés sur les versants des vallées et sont de petite taille, à l’exception de la Forêt Domaniale de Marche-les-Dames. Au sud de la ville, les sols sont moins fertiles et le relief est plus accidenté. On y retrouve des bois de plus grande étendue et en quantité plus importante. L’intérêt biologique des massifs de l’entité réside dans la nature du sous-sol sur lesquels ils sont installés. On retrouve ainsi les formations typiques des sols basiques dans les bois sur sous-sol calcaire et les formations typiques des sols acides dans les bois sur sous-sol de grès, schiste ou sableux. Une différence importante existe entre les forêts publiques et les forêts privées. La forêt privée appartenant aux particuliers n’est pas soumise au régime forestier et est généralement plus morcelée que la forêt publique. Quelques forêts de taille relativement importante appartiennent cependant à des propriétaires privés : bois du Duva, bois l’Evêque, bois Wanchalle, une grande partie du bois de Dave, bois de la Basse Marlagne, bois du Collet, bois de Nanvoie, bois d’Hambraine… Les plus grandes étendues publiques sur le territoire sont à l’ouest, le bois de la Vecquée et au nord-est, la forêt domaniale de Marche-les-Dames et le bois de Naninne. Les principales menaces pour les forêts sont l’adaptation aux changements climatiques, le maintien de la biodiversité et la prolifération de ravageurs forestiers (ips, scolytes).

Les fonds de vallées et leur cortège de milieux humides

Les fonds de vallées abritent une diversité importante de milieux qui vont de la forêt aux prairies humides, en passant par les friches arborées, les marécages, les plans d’eau… Les principales menaces pesant sur ces milieux sont la pollution des cours d’eau provenant majoritairement des rejets d’eaux usées domestiques et des effluents agricoles, et la prolifération d’espèces envahissantes (renouée du Japon, berce du Caucase, balsamine de l’Himalaya…). Certains ruisseaux, affluents de la Meuse, ont des abords très intéressants pour la biodiversité, du moins dans leur partie encore naturelle. Les mares et les étangs sont principalement distribués dans la partie sud du territoire. Les étangs sont généralement utilisés pour la pêche, les mares, quant à elles se trouvent surtout en zone agricole.

La Meuse, ses berges, ses îles et ses falaises rocheuses

A l’échelle internationale, la vallée de la Meuse est un couloir de migration de première importance offrant de nombreux relais migratoires ou des lieux de nidification. Sur le territoire de Namur, la Meuse compte deux îles remarquables : l’île de Dave et l’île Vas-t’y-frotte. Isolées au milieu du fleuve, elles représentent un refuge idéal pour de nombreuses espèces. Parmi les espèces d’oiseaux rencontrées en bord de Meuse, on distingue habituellement les oiseaux nicheurs, les oiseaux hivernants et les oiseaux migrateurs. Les principales menaces pour ces milieux sont la pollution des eaux de surface et la prolifération d’espèces invasives (bernaches du Canada).

Les anciens sites d’activité humaine désaffectés

(carrières, forts, friches…)

Le sol des anciennes carrières calcaires est superficiel et pierreux. Il abrite une grande diversité faunistique (oiseaux, reptiles...) et floristique (espèces calcicoles ou espèces rares d’orchidées par exemple). Plusieurs anciennes carrières présentent ainsi un potentiel biologique remarquable. Citons notamment les anciennes carrières et fours à chaux d’Asty-Moulin, à Saint-Servais et les anciennes carrières de Lives-sur-Meuse et de Bossimé, à Loyers. Les anciennes carrières de grès (carrières du Bois des Collets à Wépion, du Bois de Dave et du Bois de la Basse Marlagne) sont actuellement partiellement reboisées. Elles abritent une flore typique des sols acides. Les anciens forts et sites militaires désaffectés servent facilement d’abri à la faune sauvage et sont la plupart du temps de grand intérêt pour les chauves-souris. C’est le cas notamment de l’ancien fort de Malonne. Finalement, les friches industrielles, comme le site de la gare de formation de Ronet sont également des milieux secs et ouverts abritant une flore caractéristique. Les principales menaces pour ces milieux sont bien entendu le remblaiement et l’affectation à une activité définie ainsi que le développement des espaces végétales invasives.

En termes d’intérêt pour la biodiversité, il convient également de noter l’importance de la présence d’espaces verts, jardins, parcs et intérieurs d’îlots dans le tissu urbain comme lieux d’accueil et de refuge de la faune et de la flore en centre-ville.

Enfin, les milieux herbeux très intéressants sont relativement rares. Ils méritent cependant une attention particulière, qu’il s’agisse de friches ou d’anciennes carrières, entre autres par la mise en place d’une fauche tardive.

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