La végétation du pré de fauche se compose essentiellement d’herbes hautes, c’est-à-dire de graminées et de fleurs sauvages qui poussent naturellement en fonction des conditions locales. Il est le résultat de la gestion extensive d’une zone enherbée où il n’y a ni travail du sol préalable ni semis, ni plantation. La végétation pousse librement et les agent.e.s de la Ville n’interviennent qu’une seule fois dans l’année pour y réaliser un fauchage tardif et couper la végétation le plus tard possible , fin septembre ou début octobre.
Cette pratique présente de multiples intérêts dont en premier lieu de favoriser la biodiversité. Etant donné qu’il n’y a qu’une intervention annuelle, la faune et la flore ont le temps de développer tout leur cycle de vie : depuis la petite plantule jusqu’aux fruits qui vont se ressemer ou depuis l’œuf jusqu’à l’insecte adulte. Le nombre d’espèces d’insectes présentes dans une zone fauchée tardivement est presque deux fois plus élevé que dans une pelouse tondue. Qui dit insectes, dit oiseaux insectivores comme les hirondelles ou aussi les chauves-souris.
D’autre part, le fait de n’intervenir qu’une fois par an réduit les interventions humaines, les déplacements et les coûts. Le temps gagné à ne pas tondre ces endroits permet de travailler à d’autres lieux qui ont besoin de plus d’entretien (comme le désherbage sans produit phyto).
Même si le fauchage d’herbes hautes nécessite un peu plus de travail et d’autres machines, l’impact écologique des déplacements et des tontes répétées est également réduit. Enfin, cette technique est moins chère que la tonte régulière et évite le travail de la terre et le semis qui sont de mise pour l’établissement des prés fleuris.
Les espaces de fauche tardive peuvent se conjuguer de diverses façons : depuis un vaste espace de prairie, des ilots ou des bandes dans les parcs jusqu’aux bords de route ou de simples pieds d’arbres en fonction de la nécessité, de l’aspect esthétique recherché et de la sécurité.



